De Louis XVIII à Charles X (1820 - 1825)

La duchesse de Berry à Villebon en 1823

Tableau de François-Edme Riçois La duchesse de Berry  au château de Villebon (1823).

La duchesse de Berry à Villebon en 1823

Marie-Caroline de Sicile, duchesse de Berry (1798 Caserte, 1870 Brunnsee) épouse Charles Ferdinand d'Artois, fils du futur roi Charles X, mais son mari est assassiné par Louvel. Elle est veuve dès 1820, mère de deux filles (1817 et 1819) et un garçon (1818). En 1823, François-Edme Riçois (1795-1885), peint La duchesse de Berry au château de Villebon-sur-Yvette. Il y représente une scène champêtre : ses amis, le comte Alfred de Montesquiou-Fezensac et son épouse, reçoivent la jeune veuve au château de Villebon. Madeleine Cuiller-Perron, sa fille Madeleine ainsi que la duchesse accompagnée de ses enfants, Louise (4 ans) dite Mademoiselle et Henri (3 ans), se promènent sur un sentier en bord de l'Yvette. Deux hommes les suivent, montrant le château sur la colline, probablement le comte et un architecte. Sur la gauche, un pont à rambardes. Un havre accueille une goélette remontant la rivière. Des vaches paissent dans la prairie. Des peupliers marquent les bords d'Yvette, comme aujourd'hui et la vue est dégagée jusqu'au plateau de Saclay, au pied duquel on distingue l'église et la château de Palaiseau.

Au château

Le personnel est nombreux à Villebon chez les Montesquiou : outre les domestiques, Adrien Lemoine est maître d'hôtel, Louis Marchebout concierge, Jean-Baptiste Lambert charretier, Pierre Ferté jardinier, François Ragot cuisinier et Jean-Charles Masson est frotteur, c'est-à-dire chargé de l'entretien des parquets (rabotage, nettoyage et cirage réguliers), ce qui donne aux réceptions un lustre supplémentaire.

Un "anglais" abandonné en bas âge

Guillaune Crémor, 31 ans, journalier, épouse Marie Reine Gauché, née à Versailles et veuve du Villebonnais Jacques Dorat. Il est arrivé à Villebon à la fin 1822 et explique qu'il est né à Waningham en Angleterre. Serait-ce Wokingham, ville jumelée avec Viry-Châtillon ? Il n'a jamais connu ses parents, qui l'ont laissé en France, Guillaume et Marie auront Hortense Julie, née le 8 juin 1825.

Les actes d'Etat-civil

Ils continuent d'être assurés par l'adjoint Lamant. Malade, le sieur Joubert est maire mais il apparaît deux fois seulement. Les témoins sont toujours des hommes. Quelques-uns en font une "profession" : Jean Tardu, ancien gendarme et garde-champêtre de la commune, est témoin dans 52 actes sur 243 en six ans. Charles Gourlier, propriétaire, lui, est témoin 53 fois sur 243. Le qualificatif de "sans profession" pour les femmes apparaît. Les citoyens ne sachant pas signer sont encore 15% en moyenne pendant cette période. Le nombre des décès baisse et celui des mariages double.

La loterie royale

Crée en 1776, elle semble avoir été une réussite dès ses débuts. C'est une administration à laquelle est employé François-Marie Dubois, 35 ans en 1822, témoin dans un mariage à Villebon. Le métier de cultivateur reste largement majoritaire, puis les journaliers et deux vignerons. Parmi les métiers anciens, un éventailliste, une marchande de ruban...

Pour l'Atelier d'histoire locale
et de valorisation du patrimoine
"Le temps des cerises"
de la MJC Boby-Lapointe
Pierre Gérard