Le début du règne de Louis XVI

la vie à Villebon de 1775 à 1784

Louis XVI, marié à Marie-Antoinette d'Autriche, roi de France à 20 ans, succède à son grand-père (1774-1791). Il envoie des troupes soutenir les colons américains. De la guerre d’indépendance (1775 à 1783) naissent les États-Unis d’Amérique, première république moderne. Les difficultés financières s'amoncellent en France, les projets de réformes (droit des personnes, impôt direct égatitairel) sont battus en brèche par la nobtesse.

La population

Sur 380 actes paroissiaux (160 baptêmes, 51 mariages, 169 inhumations), 126 révèlent que les parents ne savent pas signer. Le bedeau Côme Le Rat, mort en 1778, est remplacé par un autre qui ne sait pas signer. L’âge moyen du décès des adultes à Villebon est alors de 55,2 ans. Les enfants meurent encore très nombreux en bas âge, notamment 11 enfants en nourrice. Sur 75 décès, 59 % ont moins d’un an, 21 % de 1 à 5 ans. Sur les 80 décès d’adultes, 10 % meurent entre 19 et 25 ans, 39 % entre 16 et 50 ans, mais 51 % après 50 ans, preuve de longévité. François Coudray, ferrailleur, décède à 90 ans, la plus ancienne, Clémence Grégoire à 92 ans.

Le presbytère

Pavillon Jacquet où vivent les concierges du château au XVIIIe siècle.

Palaiseau et Villebon

En 1776, les Villebonnais Louis et Marie Jeanne Lanier baptisent leur fils Jean-Louis : la marraine Marie Anne Le Roy, est la femme de Nicolas Barat, garde-chasse du seigneur de Palaiseau, le Prince Louis Joseph de Condé. Les Barat seront parents en 1779 du fameux Joseph Bara, tué lors de l’attaque de Jallais par les Vendéens le 17 frimaire an II, à l’âge de 13 ans.

Les activités

La plupart des Villebonnais sont manouvriers, journaliers, ou vignerons. Jean Léger Le Rondeau est meunier de La Bretesche (Champlan).  Louis Goujon est palefrenier chez l’architecte Le Roy, à Versailles. Pierre Baudet est fermier de La Plesse, où demeurent aussi Antoine et  Jean Marie Le Merle, gardes chasse du Comte d’Orsay. Nicolas Trélat, menuisier, est procureur fiscal de Villebon.

Le premier « maraîcher » de Villebon

Fils du marchand Louis Garouste (1705-1783), Louis Garouste et son épouse Geneviève Promé ont un 2e enfant, Nicolas Philippe en avril 1784. Louis est jardinier jusqu’en 1784, où pour la première fois son métier de « marechay » est noté dans les registres paroissiaux.

Deux nouvelles cloches

La famille Pracomtal, récente à Villebon, souhaite s’affirmer dans la paroisse. Témoignage de leur bonne foi, elle fait installer de nouvelles cloches à l’église. Elles sont baptisées le samedi 28 juillet 1781. La première cloche est nommée Leonord Gabrielle, du second prénom du Marquis Anne Léonord de Pracomtal et du second prénom de son épouse Dame Claude Gabrielle de Pertuis. La seconde cloche est nommée Charles Agatte, des prénoms de leurs enfants, Messire Charles Antoine chevalier, marquis de Pracomtal et Demoiselle Agatte Claude de Pracomtal. La cérémonie est honorée de la présence de Jean Paul Loyal, notaire royal de Montlhéry, Demoiselle Catherine Desmarais épouse de Joseph Lacorne, régisseur de la Terre de Villebon, et Dame Claude Gabrielle de Perthuis, marquise de Pracomtal.

La première cloche avait été bénie le 20 décembre 1682 par le premier curé Pierre Suhard, les deux nouvelles cloches sont consacrées par le septième curé Denis Leblanc.

Au château

La marquise de Pracomtal est accompagnée de son « homme d’affaire » Joseph La Corne, Receveur de la Terre de Villebon. Ses gardes sont Georges Lefebvre et Nicolas Lebon, les jardiniers Guillaume Gourdet et sa femme Marie Thérèse Puissant. Elle installe volontiers ses amis au château. Le marquis de Montholon et son domestique Claude Bart. Mais aussi M. Labbé de Bouville, vicaire général du diocèse de Chartres, et son officier Jean Baptiste Cauvin, les gardes chasse François Harangé et Claude Barbot, les postillons Pierre Durand et Pierre Duvauchel.

Pour l'Atelier d'histoire locale
et de valorisation du patrimoine
"Le temps des cerises"
de la MJC Boby-Lapointe
Pierre Gérard